Réunion tenue à la Bibliothèque Royale (Park Room) à Bruxelles, le 10 novembre 2018

Vergadering in de Koninklijke Bibliotheek (Park Room) te Brussel op 10 november 2018

 

Le président ouvre la séance à 14h30.

On écoute deux conférences:

Luc Severs: Les monnaies celtiques de Liberchies-Geminiacum et le matériel précoce non-romain

Le site des Bons-Villers à Liberchies est bien connu des archéologues et des numismates. En 1970, il a fourni un trésor de 368 aurei, déposé au Cabinet des Médailles et étudié par M. Thirion. Mais le site a aussi livré quantités de monnaies gauloises et romaines (409 monnaies gauloises et plus de 7.000 monnaies romaines) couvrant plus de quatre siècles. Toutefois, aucune étude d’ensemble n’existe. L’orateur s’est attelé à cette tâche sous forme de thèse doctorale à l’Université Charles de Gaulle de Lille. L’exposé du jour aborde un aspect très controversé de l’histoire du site : la présence (ou la fréquentation) du site avant l’époque d’Auguste. En se basant sur les monnaies gauloises et les objets précoces non romains, l’orateur tente de démontrer qu’une fréquentation des lieux à des fins cultuelles est tout à fait envisageable. Il se base sur les monnaies en métal précieux (3 statères nerviens et 7 subdivisions, 4 statères éburons, comprenant un exemplaire fourré, et divers bronzes dorés) et 97 rameaux A dont la chronologie est débattue. Il passe en revue des objets résolument non romains au premier rang desquels il faut citer une clochette en or dont la décoration est incontestablement celtique, sans doute une offrande ; une statuette de taureau aux cornes bouletées, symbole caractéristique de la fin de l’Âge du Fer, provenant peut-être d’un seau cultuel ; des rouelles qu’on dépose généralement en offrande dans les sanctuaires ; des fragments de bracelet en verre et bien sûr de la céramique. Les archéologues ont tendance à considérer ce matériel comme récupération d’époque romaine (pour la clochette par exemple), ou simplement romain (augustéen plus précisément) pour la céramique en se basant entre autre sur la présence de types semblables dans les camps rhénans. Deux endroits du site diamétralement opposés ont livré ce matériel précoce : d’une part le lieu-dit « Quartier de Tarte » au nord-est et de l’autre la « Fontaine des Turcs » au sud-ouest. Le « Quartier de Tarte » a été totalement bouleversé vers les années 260/270 ap. J.-C. par le creusement des fossés d’un burgus. Par contre, la zone de la « Fontaine des Turcs » a vu l’implantation d’un fanum au 4ème siècle. Mais curieusement, une bonne partie des monnaies précoces (gauloises et romaines augustéennes) ainsi que les rouelles, proviennent de la zone du fanum. L’orateur se demande dès lors si on peut y voir la preuve de l’existence d’un lieu de culte préromain, peut-être dédié à une divinité des eaux. Les lieux de culte gaulois ne nécessitent pas forcément une construction et la manifestation de la piété peut se résumer au dépôt de tessons de céramique ou au jet de monnaies. Pour finir, il cite G. Leman-Delerive pour qui «dans les territoires attribués à l’époque romaine aux civitates des Nerviens et des Atrébates, l’élément notable commun à l’ensemble des découvertes est la proximité de l’eau, qu’il s’agisse d’une source, d’une rivière, d’un marais, d’une mare…» (1). À Liberchies, on trouve la source, le ruisseau et le marais !

G. LEMAN-DELRIVE, La Belgique et le Nord de la France du IIIe au Ier siècle avant J.-C. in Celtes, Belges, Boïens, Rèmes, Volques…Catalogue de l’exposition organisée du 3 juin au 3 décembre 2006 par le Musée Royal de Mariemont, Morlanwelz, 2006, p. 194.

Leopold Verbist: Ernest Wijnants, een Mechels beeldhouwer, schilder én graveur van munten en medailles

Ernest Wijnants werd geboren te Mechelen op 24 september 1878 en overleed er op 8 december 1964. Hij was een Mechelse volksjongen (zijn vader was stoelenmaker) met veel talent die een moeilijke start kende. Hij werd vooral bekend om zijn beeldhouwwerken die men vandaag terugvindt over heel Mechelen, maar hij schilderde ook en maakte medailles en munten, en ontwierp zelfs tapijten. Hij schopte het ook tot kunstleraar te Antwerpen. Wijnants was in de eerste plaats beeldhouwer en was daarbij zeer productief. In 1955 schonk hij 153 beelden aan de stad Mechelen. Zo vindt men vandaag tientallen beelden van hem in de Mechelse musea en ook 11 van zijn beelden op openbare plaatsen in Mechelen:

  • De Moeder, binnenplaats van het Mechelse stadhuis
  • Moeder en kind, Sint-Janskerkhof Mechelen
  • Buste Albert I, Koning Albertplein Mechelen (aan het station)
  • Ritmische beweging, Boerendans en Centaur, Kruidtuin Mechelen
  • De drie Gratiën, Lange Schipstraat Mechelen
  • Monument der gesneuvelden, Wollemarkt Mechelen
  • Buste van Albert Nobels 1871-1931, Vrijbroekpark Mechelen
  • Grafmonument van Ernest Wijnants, begraafplaats Mechelen
  • Grafmonument familie Schippers, begraafplaats Mechelen
  • In de loop van de 20ste eeuw hadden er meerdere tentoonstellingen van zijn werk plaats in het Cultureel Centrum Antoon Spinoy die hem zeer bekend maakten in Mechelen. Hij ontwierp ook 9 medailles in opdracht van diverse instellingen, alsook een Belgische munt. Meerdere van deze opdrachten kwamen uit de socialistische hoek waar hij als volksjongen goed gekend was.
  • Zijn meest bekende medaille is deze die hij maakte in 1928 voor de Compagnie belge maritime du Congo, ter gelegenheid van de eerste vaart van de Congoboot Albertville.

    In 1938 werd door de Koninklijke Munt bij een muntontwerpwedstrijd zijn ontwerp met een Belgische leeuw voor een 5 frank, een 1 frank en 50 centimes geselecteerd. Deze munten waren in nikkel en doordat dit metaal nodig was voor de oorlog die begon in 1940 werden ze helaas vrij snel terug ingetrokken en vervangen door zinken munten. De munt van 50 centimes kwam zelfs helemaal niet in de omloop.

    De voorzitter sluit de vergadering om 16h40.

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