Séance tenue à la Bibliothèque Royale à Bruxelles, le 18 octobre 2008

Vergadering in de Koninklijke Bibliotheek te Brussel op 18 oktober 2008

Présents : Mmes Gh. Moucharte, H. Taymans, S. Scheers, N. Vincent, Cl. Van Neron, B. Van den Berghe et C. Arnould et MM. J.-L. Dengis, F. de Callataÿ, J. van Heesch, J. Moens, J. Schoonheyt, H. Dewit, L. Smolderen, R. Waerzeggers, G.-X. Cornet, W. Geets, K. Verboven, H. Vanhoudt, Ch. Van den Berghe, W. Faes, Ch. Doyen, M. Wauthier, G. Testa, M. Gheerardijn, G. Lejeune en A. Buchet.

Excusés : MM. R. Van Laere, A. Haeck, M. Druart, E. Schutyser et M. Bar.

M. Dengis, président, ouvre la séance à 14h30.  Il communique le décès de deux de nos membres : M. Lafaurie, membre depuis 1966 élu par après membre honoraire, et Mme Van Gansbeke, membre depuis 1966 et membre titulaire depuis 1969.  Mme Van Neron-De Bue rappelle que Mme Van Gansbeke s’était chargée entre autres de l’inventaire des monnaies trouvées sur le site de l’Abbaye des Dunes et conservées au Musée de Coxyde, mais aussi du classement des archives de la SRNB déposées aux archives de la Ville de Bruxelles.

L’assemblée observe quelques moments de silence en honneur des défunts.

Le président signale la publication de la deuxième édition de l’Atlas des monnaies belges par notre confrère Hugo Vanhoudt.

M. van Heesch fait circuler deux publications récentes : les Monnaies de l’Empire romain, vol. IV, dédié aux monnaies de Trajan, et publié par la BnF – Coins of Roman Antioch de Richard McAlee et publié par le CNG.

M. Schoonheyt fait un exposé sur le «Sel comme moyen d’échange».  Il rappelle d’abord que le sel constitue un élément nutritif indispensable au corps humain, et qu’il est aussi utilisé pour conserver la nourriture.  Ces qualités ont inspiré les autorités de tous les temps à baser une partie de leurs revenus sur la taxation de cette denrée essentielle.

Ainsi, en France, la gabelle fut instaurée par Saint Louis en 1246 et elle est restée en vigueur jusqu’à la Révolution française; en Inde britannique, les autorités coloniales levaient un impôt rapportant gros sur la production du sel, et cette pratique était contestée par Gandhi, ce qui a contribué au succès de son mouvement de résistance pacifique.

Au IIIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie, l’échange de biens s’opère marchandise contre marchandise, ce qui pose un problème quant à la valeur intrinsèque de chacune des marchandises.  Cela se résoud en utilisant un bien de référence comme le «sac de sel».

À l’époque de l’Empire romain, le sel est utilisé comme «prix» d’un service rendu.  Les soldats et officiers de l’Empire romain reçoivent une certaine quantité de sel.  Par la suite, le sel est remplacé par une somme en monnaie destinée à l’achat du sel d’où le nom latin de salarium et le mot français de salaire.

En Chine, l’exploitation du sel est attestée depuis 206 avant notre ère sous la dynastie Han et le papier monnaie, émis au 11e siècle par l’Empereur Renzong, était garanti par une réserve de sel.

Le conférencier mentionne aussi des exemples de saliculture au Tibet et à Bali.  En Nouvelle-Guinée, les Baruya font le sel par lixiviation; encore à l’heure actuelle, des barres de sel y sont utilisées comme moyen de paiement.  Il en est de même en Ethiopie, où des barres aux dimensions de 5 × 5 × 25 cm sont l’équivalent d’un amolé (12 amolés = 1 thaler).

Dans les pays de l’Ouest africain (au Sahel), le sel est particulièrement rare, et il valait même son poids en or; en revanche, le Sahara est riche en sel.  Au Congo, des tablettes de sel d’un poids d’environ 40 g, fabriquées en Belgique, avaient cours pour l’équivalent du mitako (fil en laiton).

En Amérique, le sel fossilisé était une monnaie-marchandise au Pérou, comme l’étaient les «pains de sel» de la Bolivie, équivalents à un sac de maïs.  Le sel était également exploité à une échelle industrielle par les Mayas du Yucatan, et le Codex de Mendoza contient des références de l’utilisation du sel comme moyen d’échange; le conférencier mentionne aussi spécialement les sites de production dans le Sud du Belize, qui ont fait l’objet de fouilles récentes par Mme Heather McKillop.  Le site, sous 1 m d’eau, date des années 600 à 900 de notre ère.

M. de Callataÿ complète cet aperçu en signalant qu’en Égypte aussi, l’utilisation du sel comme moyen d’échange proto-monétaire est attestée.

Dhr. Verboven houdt een uiteenzetting over «Het munt-ensemble van de Merendree-Molenkouter».  Merendree was een relatief belangrijke vicus in de civitas Menapiorum die zich uitstrekte van het Meetjesland in het noorden tot de streek van Cassel in het zuiden, en die o.a. bestond uit vruchtbare akkers en weidegronden rond de Kale-Vallei (land van Nevele).  Vergeleken met de aangrenzende civitas van de Nerviërs zijn er weinig (Romeinse) munten gevonden, wat de huidige vondst des te interessanter maakt.  Het betreft de munten gevonden door een metaaldetectoramateur langs de oude Romeinse weg die passeerde langsheen de vicus van Merendree-Molenkouter, en waarvan het tracé nog kan worden herkend op luchtfoto’s.  In het totaal gaat het om 183 munten, waarvan er 135 konden worden geïdentificeerd (merk op dat op dezelfde vindplaats ook godenbeeldjes zijn gevonden, waaruit kan worden afgeleid dat de munten werden achtergelaten in een religieuze context; ook op andere plaatsten in Merendree zijn munten teruggevonden in een tweede-eeuwse context).

De spreker geeft een overzicht van de gevonden stukken en van de hiaten :

  • Keltisch-Gallische munten van het type rameau D van de Nerviërs, en ook een minder courant stukje van de Treveri
  • geen enkel stuk van de Romeins-republikeinse periode
  • asses en gehalveerde asses van Octavianus/Augustus
  • geen enkel stuk van een andere keizer van de dynastie der Julii-Claudii
  • denarii en asses van de dynastie der Flavii
  • best vertegenwoordigd zijn zilveren en bronzen (maar geen gouden) stukken van de Antonijnen
  • denarii, maar geen bronzen stukken, uit de Severische tijd
  • antoniniani van Gordianus III en Otacilia Severa en ook een relatief zeldzame as van Gordianus III
  • verrassend genoeg, weinig antoniniani van het Gallische keizerrijk, wat kan wijzen op een afgenomen belang van (het religieus centrum van) de vicus
  • opvallend is de afwezigheid van Tetricus-imitaties
  • na een hiaat vanaf 275, terug meerdere bronzen muntjes van Constantijn.

De spreker vergelijkt de samenstelling van de gevonden munten met die van andere vondsten, met name Kruishoutem, Velzeke en Asse (die alle wel munten uit de tijd van de Romeinse Republiek bevatten).  Het distributiepatroon vertoont vooral gelijkenissen met de sites van Oudenburg en Aardenburg (waar de munten van het Gallische keizerrijk en Tetricus-imitaties echter wel beter in zijn vertegenwoordigd).

Opvallend is ook het groot aantal fourrés : van de 20 teruggevonden denarii zijn er niet minder dan 14 eigentijdse vervalsingen.  De spreker denkt niet dat dit percentage representatief is voor de toenmalige muntcirculatie, maar wijt dit aan het feit dat de schenkers bij voorkeur minderwaardige stukken offerden aan de goden.

De voorzitter overhandigt de lidmaatschapsmedaille van het Genootschap aan de spreker.

Le président prononce la clôture de la séance vers 16h30.

 

 

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