Assemblée générale tenue à la Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles le 19 octobre 2013

Algemene vergadering in de Koninklijke Bibliotheek van België te Brussel op 19 oktober 2013

Première partie : Assemblée générale des membres titulaires
Eerste deel : Algemene vergadering van de werkende leden

 

Présents – Aanwezig: Mmes C. Arnould (secrétaire) et H. Taymans (penningmeester) et C. Arnould (secrétaire) et MM. P. Assenmaker, Fr. de Callataÿ (vice-président), J. Elsen, A. Fossion, J. Moens, H. Pottier, M. Rocour, A.-Fr. Schepers, R. Van Laere et R. Waerzeggers.

Représenté avec procuration – Vertegenwoordigd met volmacht: Dhr. W. Geets.

Le président Johan van Heesch étant involontairement retenu dans des embouteillages, le vice-président assure la présidence de l'assemblée générale des membres titulaires et ouvre la séance à 14h.

Le point principal à l’ordre du jour est l’élection d’un nouveau membre correspondant et de quatre nouveaux membres étrangers. Le futur membre correspondant est M. Nicolas Meunier (parrains : M. Patrick Marchetti et Mme Ghislaine Moucharte). Sa candidature est retenue à l’unanimité, après que l’ensemble des membres présents ait pu prendre connaissance de son dossier.

Les nouveaux membres étrangers sont Mr Farhat Hussain - UK (parrains : MM. Johan van Heesch et François de Callataÿ), M. Alberto de Falco - IT (parrains : MM. Johan van Heesch et François de Callataÿ), M. Theo Nyssen – NL (parrains : Mme Taymans et M. Raf Van Laere) et M. Jean-Michel Grave (parrains : Mmes Huguette Taymans et Cécile Arnould). Ces quatre nouveaux membres sont élus à l’unanimité.

M. Raf van Laere intervient afin de proposer que les dossiers de candidatures des nouveaux membres soient envoyés avec la lettre d’invitation à l’AG. Grâce aux communications électroniques, cet envoi ne réclame aucune mesure budgétaire supplémentaire et permet à chacun de voter en connaissance du dossier de candidature. Cet usage est adopté et la Secrétaire en prend bonne note.

Le vice-président et la secrétaire se félicitent du dynamisme de la Société et de son rayonnement international, notamment en répondant positivement aux invitations de nos deux Sociétés sœurs (Journées numismatiques à Bavay, organisées par la Société française de numismatique, et l’Assemblée générale à Maastricht de la Koninklijk Nederlands Genootschap voor Munt- en Penningkunde).

M. Pierre Assenmaker rappelle l’importance d’inciter les nouveaux membres à présenter une conférence. Cet appel est souvent concrétisé mais il reste un important travail de motivation à mener, notamment de la part des parrains.

Le vice-président évoque le bon avancement de la RBN, qui sera normalement prête à être avant la fin de cette année. Il remercie et salue le travail de Mr Jan Moens. Enfin, il rappelle que notre revue est particulièrement reconnue pour ses contributions scientifiques, au niveau international.

De ondervoorzitter sluit de vergadering van de werkende leden af rond 14h30.

 

Seconde partie : Assemblée plénière
Tweede deel : Plenaire vergadering

Présents – Aanwezig: voir ci-dessus + Mmes J. Schoonheyt, Fr. Stroobant et Cl. Van Nerom et MM. C. de Groulart, H. Dewit, Ch. Doyen, Chr. Lauwers, G. Lejeune, J-Cl. Martiny, N. Meunier, Ph. Sadin, G. Testa et J. van Heesch (voorzitter).

Excusés : Mme Chr. Logie et MM. R. De Marie, N. de Streel, R. Dillen, M. Gheerardijn, J. Richard en H. Vanhoudt.

La séance s'ouvre à 14h30. Le vice-président propose de commencer cette première réunion de la nouvelle saison en évoquant le souvenir de deux de nos membres qui se sont éteints durant les vacances. Une minute de silence est observée solennellement en l’honneur de MM. Arsène Buchet et de Luc Smolderen, Président honoraire de la SRNB.

Un nouveau membre correspondant, M. Nicolas Meunier, est accueilli et se présente brièvement.

Plusieurs nouvelles numismatiques sont évoquées (une exposition à Mons sur le leg Glépin ; le colloque Goldene Zeiten qui s’est déroulé à Trêves) et de nouvelles publications concernant le domaine de la numismatique sont présentées aux membres présents.

Mme Van Nerom fait une conférence sur Les aigles et les lions sur les monnaies de Flandre aux XIII-XIVe siècles.

Le pavement de la prélature de l’abbaye des Dunes de Coxyde (Koksijde), datant du début du XIVe siècle, comprenait des compositions à personnages et des groupes alternés d’aigles et de lions héraldiques.

Comment ont évolué ces figures dans l’héraldique et comment les sources numismatiques, et plus particulièrement les monnaies des comtes de Flandre, associées aux carreaux de ce pavement, peuvent-elles apporter des renseignements sur ces représentations ?

L’aigle bicéphale adopté par les empereurs d’Allemagne est un emblème d’origine fort ancienne, connu notamment par les bas-reliefs hittites d’Anatolie datant du XIVe s. avant J.-C.  Curieusement, ce motif réapparaît dans la même aire géographique, à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle de notre ère, dans le sultanat de Roum (Iconium) et en bordure de celui-ci, dans les principautés des Zengides et des Artuquides. Certains princes d’Empire, comme Léopold V d’Autriche ou Godefroid III de Brabant ont pu s’inspirer des modèles de leurs adversaires de Terre Sainte en frappant, dès la fin du XIIe siècle, des deniers portant un aigle bicéphale. Dans le comté de Flandre, les premiers aigles à deux têtes apparaissent à partir de 1269 sur les double esterlins de Marguerite de Constantinople. Guy de Dampierre poursuit l’émission de ces pièces et y ajoute en 1290-1292 un esterlin à l’aigle. La présence de l’ aigle impérial en Flandre est liée à la situation des ateliers monétaires qui sont installés en Flandre impériale, à Alost d’abord et ensuite à Gand sur la rive droite (impériale) de l’Escaut.

Une quarantaine d’années plus tard, Louis de Nevers frappe, à Alost de 1331 à 1334, et puis à Gand, de 1334 à 1337, des demi-gros de facture élégante avec au droit un lion dans un polylobe et au revers des aigles et des lions alternés dans les angles de la croix. Les aigles ont une seule tête, un bec marqué et leurs pattes ne sont pas visibles exactement comme ceux du pavement de l’abbaye des Dunes.  En héraldique, ces aigles d’un type particulier, assez peu étudiés, s’appellent des alérions. Les plus connus sont ceux des ducs de Lorraine et on peut suivre leur évolution aux XIIIe et XIVe siècles sur les sceaux et les monnaies. Au début du XIVe siècle, ils ont la même silhouette que sur les demi-gros de Louis de Nevers. Les alérions de Lorraine ont peut-être inspiré le comte de Flandre dans le choix d’un aigle évoquant l’Empire de manière plus discrète que les aigles bicéphales de Marguerite et de Guy de Dampierre.

Quant au lion de Flandre adopté comme emblème dès 1163 par Philippe d’Alsace, il n’apparaît que tardivement sur les monnaies. Il figure au début du XIVe siècle seulement, sous sa forme la plus évoluée, sur le gros de Philippe de Thiette vers 1305. Au cours du XIIIe siècle, le lion héraldique passe du lion roman à une figure schématique vers 1250, pour prendre sa forme plus ou moins définitive à la fin du siècle et devenir le lion stylisé souple aux pattes couvertes de touffes de poils que l’on connaît. La comparaison entre les sceaux des comtes de Flandre et les monnaies des ducs de Brabant permet de visualiser cette évolution.

Dhr. Raf Van Laere houdt een lezing over De schat van Nieuwerkerken. De circulatie van kleingeld in het prinsbisdom Luik op het einde van de 18de en het begin van de 19de eeuw.

Deze schat, bestaande uit een complex van minstens drie en waarschijnlijk vier loten koperen munten en één, wellicht twee loten zilveren munten, werd in de zomer van 2005 gevonden. Ongeveer 7.000 koperen en een 140-tal zilveren munten konden bestudeerd worden, maar de schat telde oorspronkelijk ongetwijfeld meer munten.

De spreker gaat ervan uit dat dit schattencomplex de muntcirculatie weerspiegelt in het prinsbisdom Luik op het einde van de 18de en het begin van de 19de eeuw, omdat de sluitmunten van 1820 dateren. Ondanks enkele recente Britse en Duitse publicaties, krijgt postmiddeleeuwse pasmunt om verschillende redenen nauwelijks aandacht in wetenschappelijk numismatisch onderzoek. Toch blijkt uit teksten dat een goed monetair beleid op het vlak van pasmunt van essentieel belang was voor een vlotte afwikkeling van de dagelijkse geldtransacties van de overgrote meerderheid van de bevolking.

Luikse normatieve teksten schrijven voor dat uitsluitend koperen pasmunt van de regerende prins-bisschop betaalkracht hebben. Men zou daarom mogen aannemen dat de schat van Nieuwerkerken voor het overgrote deel, zo niet uitsluitend, uit munten van Jan-Theodoor van Beieren (1744-1763) zou bestaan. Toch blijkt slechts 70% van de munten uit het prinsbisdom te stammen. De oudste Luikse munt dateert van de regering van Erard van der Mark (1506-1538). Bijna alle Luikse prins-bisschoppen tussen hem en Jan-Theodoor, de laatste die effectief munt sloeg, zijn vertegenwoordigd. Ongeveer 10 % van de munten stamt uit de Republiek der Zeven Verenigde Provinciën, waarvan alle belangrijke muntautoriteiten, zij het onevenwichtig, vertegenwoordigd zijn. Ongeveer 6,5% stamt uit 25 verschillende vorstendommen van het Heilig Roomse Rijk der Duitse Natie, waarbij ateliers uit de Westfaalse kreits, waarvan ook Luik deel uitmaakte, het best vertegenwoordigd zijn. Hoewel slecht 5 % van de munten uit het Zuidelijke Nederlanden stamt, heeft dit deel van de schat de breedste chronologische spreiding, vermits de oudste munt, een dubbele mijt van Philips de Schone (1482-1506) voor Namen, drie volle eeuwen ouder is dan de jongste, die geslagen werd in 1794 onder de regering van keizer Franz II (17912-1797). De Franse munten maken minder dan 1 % uit van de schat en zijn meestal van zilver, zoals ook in andere schatten uit dezelfde periode en regio. De aanwezigheid van niet minder dan 13 Zweedse koperen munten blijft voorlopig zonder verklaring.

In antwoord op een vraag van dhr. Elsen naar de waarde waartegen deze buitenlandse munten circuleer­den (en die waarschijnlijk louter werd bepaald door hun diameter), preciseert de spreker dat geweten is dat het kopergeld ook onder de vorm van voorverpakte rollen circuleerde, waarbij dus niet meer werd nagegaan welke stukken juist in de verpakking zaten.

Meer informatie over de schat van Nieuwerkerken wordt gegeven in The Nieuwerkerken hoard and the circulation of copper coins in the prince-bishopric of Liège during the late 18th century. In G. Depeyrot & C. Brégianni & M. Kovalchuk (eds), Three conferences on international monetary history, Wetteren 2013 (Moneta 156), p. 179-229.

De Voorzitter dankt de sprekers voor hun lezingen, en sluit de vergadering rond 16h.

 

 

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