Séance tenue à la Bibliothèque Royale à Bruxelles, le 21 mai 2005

Vergadering in de Koninklijke Bibliotheek te Brussel op 21 mei 2005

 

Présents – Aanwezig : Mmes E. Georganteli (invitée), A. Bolis (invitée), I. Tassignon et Gh. Moucharte et MM. R. Van Laere (président), J. Moens (secrétaire), J.-L. Dengis, Y. Kenis, M. Bar, L. Smolderen, L. Verbist, J. van Heesch, H. Pottier, G. Chanteux, G. Lejeune et A.Buchet.

Excusés – Verontschuldigd : Mme M.-L. Dupont et MM. E. Schutyser, F. de Callataÿ, A. Haeck, J. Schoonheyt, M. Vancraenbroeck, M. Gheerardijn, R. Waarzeggers et G.-X. Cornet.

De voorzitter opent de vergadering om 14h30.  Hij geeft de stand van zaken i.v.m. de herziening van de statuten, waarbij het de bedoeling is, de wijzigingen, nodig om conform te zijn met de nieuwe wetgeving op de vzw’s, te laten goedkeuren op een buitengewone algemene vergadering die zal doorgaan in de loop van september.

De secretaris vermeldt de verontschuldigden.

Dhr. van Heesch laat de volgende werken circuleren :

–  R. Wiegels, Silberbarren der römischen Kaiserzeit, in de reeks Freiburger Beiträge zur Archäologie und Geschichte des ersten Jahrtausends

–  Helen Wang, Money on the Silk Road

–  R. Hammel-Kiesow, Silber, Gold und Hansehandel, Lükecks Geldgeschichte und der grosse Münzschatz 1533/1537

–  de catalogus van de tentoonstelling «Revolutie in België – Penningen en draagtekens van de Belgische revolutie (1830)» die momenteel doorgaat in de Koninklijke Bibliotheek n.a.v. de 175ste verjaardag van de Belgische onafhankelijkheid.

Mlle Tassignon donne un exposé intitulé «L’apport des monnaies de Magnésie du Méandre à la connaissance des rituels religieux anatoliens».  Elle rappelle que la ville de Magnésie de Méandre, située en Anatolie, fut en importance la septième ville d’Asie sous Alexandre Sévère; lieu d’un important sanctuaire d’Artémis Leukophryéné, une déesse de type anatolien, elle est aussi bien connue pour ses cultes d’Apollon et de Dionysos.  Ces dieux ont bien entendu été représentés souvent sur les monnaies grecques et provinciales romaines, mais l’iconographie sous laquelle Dionysos et son culte sont représentés sur les monnaies de Magnésie de Méandre est parfois très différente de l’iconographie habituelle, avec des types inconnus pour d’autres villes.

L’oratrice attire l’attention notamment sur la représentation de Dionysos sous la forme d’un enfant nu, assis dans une corbeille ou ciste (liknon), et sur la représentation de personnages (dendrophores) portant sur l’épaule un arbre arraché du sol et conservant ses racines.  Il s’agit de monnaies relativement tardives, connues sur des monnayages de Marc Aurèle, Alexandre Sévère et Gordien.  Cette dendrophorie (portage d’arbres) se réfère peut-être, comme L. Robert l’a suggéré, à un rituel mentionné par Pausanias, selon qui à Hylai, tout près de Magnésie, Apollon donnait à ses fidèles la force d’arracher des arbres et de  franchir des ravins, tout en courant avec ces fardeaux.  Mais où transportaient-ils ces arbres arrachés et pourquoi une monnaie de Gordien montre-t-elle précisément un dendrophore arrivant devant le temple de Dionysos dans lequel le petit dieu trône ?

L’oracle de Magnésie apporte peut-être des éléments de réponse à ces questions.  Il s’agit de l’oracle qui fut rendu au sanctuaire apollinien de Delphes à une ambassade de Magnètes venue le consulter après qu’un événement aussi merveilleux qu’intrigant se soit déroulé dans leur ville.  En effet, une représentation de Dionysos, sous la forme d’un enfant, était apparue dans le tronc d’un platane arraché par un vent de tempête.

L’oratrice a ensuite montré que les circonstances d’apparition de Dionysos chez les Magnètes pourraient témoigner de ce qu’à Magnésie du Méandre, Dionysos se comporte comme un «dieu boudeur».  Cette expression désigne un comportement propre à certains dieux anatoliens et proche-orientaux de la végétation, qui, parce qu’ils s’estiment insuffisamment honorés, disparaissent pendant une période au cours de laquelle tout dépérit; ces dieux sont ensuite réveillés et redeviennent bénéfiques au monde, avec une renaissance de la nature; ces dieux étaient vénérés avec des cortèges dans lesquels on portait des arbres avec leurs racines.  Le dieu qui présente le plus de points communs avec Dionysos est Télibinu, jeune et susceptible dieu de la végétation anatolien.  À Magnésie du Méandre ce culte s’intègre dans un contexte plus large de cultes particulièrement conservateurs (celui de l’Artémis Leukophryéné, figurée sur les monnaies comme une idole archaïque et de l’Apollon d’Hylai, vénéré dans une grotte).  La monnaie montrant une procession d’hommes portant sur un brancard le petit Dionysos assis dans son liknon, et celle qui le représente assis dans son temple près duquel s’approche un dendrophore, pourraient évoquer des rituels de réintégration du petit dieu dans son temple.  Les scènes de dendrophorie témoigneraient alors de ce que l’arbre, arraché au sanctuaire de l’Apollon d’Hylai, était destiné à être planté devant le temple de Dionysos, en signe de son heureux retour dans son temple.

Dhr. Verbist geeft een uiteenzetting «Meiji, keizer van Japan 1868-1912 en het ontstaan van de Yen».  Hij situeert de munthervorming van 1870, waardoor Japan een nieuw monetair systeem invoerde, gebaseerd op de yen, in de algemene context van de modernisering van de Japanse maatschappij onder keizer Meiji, die – mede onder druk van de Amerikaanse regering – het land openstelde voor Westerse invloeden, en daardoor een einde maakte aan de feodaliteit in Japan.  Tot dan toe had Japan gebruik gemaakt van zilveren en gouden munten met de volgende waarden : 1 ryo (in goud) = 4 bu (in zilver of goud) = 16 shu (idem) = 4000 mon (in brons of messing).  Kenmerkend voor dit systeem was de verhouding tussen de waarde van goud en zilver, die in het van het buitenland geïsoleerde Japan 5 ÷ 1 had bedragen, daar waar deze op de wereldmarkt ongeveer 15 ÷ 1 bedroeg.  De openstelling van Japan leidde dan ook al snel tot de definitieve ineenstorting van het oude monetair systeem, en de noodzaak tot de invoering van een nieuw, gebaseerd op de nieuwe yen (waarvan de waarde samenviel met deze van de Mexicaanse peso, dé handelsmunt bij uitstek op dat moment), en waarbij gouden en zilveren munten werden uitgegeven waarvan de karakteristieken wel in overeenstemming waren met de waardeverhouding van de edele metalen zoals die zich voordeed op de wereldmarkten.  De nieuwe munten werden overigens geslagen door een nieuw centraal muntatelier in Osaka, dat de vroegere lokale muntateliers verving.  Ook de bankbiljetten werden grondig vernieuwd, maar deze werden voorlopig niet in Japan zelf, maar wel in Duitsland gedrukt (meerkleurendrukpersen waren op dat moment nog niet in gebruik in Japan).

Le président prononce la clôture de la séance à 16h45.

 

 

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